10.2.06

De l'En-Saignement...

L’Université française n’est pas une mauvaise une université, on pourrait même dire qu’elle convient à notre logique passéiste du « moindre mal ». Mais est-ce bien là ce que l’on veut pour l’avenir de notre Université ? Le système français est dominé par l’hégémonie des grandes écoles, et cela quelque soit les domaines de recherches. L’école normale, sciences-po, polytechnique, centrale, etc… Attention ! les grandes écoles sont prestigieuses et de très bonnes qualités. Mais le véritable problème est celui de nos universités. Ainsi, la très grande majorité des professeurs d’universités sont eux-mêmes issues des grandes écoles. N’y-a-t-il pas à une contradicton ? Cela ne vut-il pas dire que nos universités seraient incapables de former des universitaires compétents et de pointes ? Si c’est effectivement le cas, alors il nous faut radicalement changer de système ! Il est aberrant que l’Université ne produise pas ses propres futurs professeurs et chercheurs ! La France connaît une véritable crise de valeurs et plus particulièrement en ce qui concerne l’égalité. En effet, sous couvert d’égalitarisme, les concours ont été instaurés. Mais peut-on parler d’égalité lorsqu’à l’agrégation de philosophie il n’y a que 3% de reçues ? S’il y a 60 admis, le 61 ème est-il incompétent pour enseigner ? Allons plus loin. Les docteurs non-agrégés sont-ils moins compétents que des agrégés pour l’enseignement de la recherche ? Après, si nos souvenirs sont bons, l’agrégation est, dans la pluspart des disciplines, un concours de deuxième cycle et certainement pas un concours ouvrant les portes de l’enseignement universitaire. Ce qui nou semble déplorable dans le système que nous connaissons actuellement est la chose suivante. Un docteur brillant, ayant un parcours universitaire exceptionnel, mais non-agrégé, n’a que très peut de chances d’être nommer maître de conférence, puis professeur. Tandis qu’un agrégé (donc ayant un concours pour enseigner au lycée !), n’ayant pas forcément un parcours universitaire des plus glorieux aura bien plus de chances d’arrivé à ses fins. De plus, sans remettre en cause l’excellence de nos grandes écoles, on peut remarquer le manque d’innovation de leurs étudiants. On peut même remarquer le manque d’innovation de nos professeurs d’universités. Expliquons nous. Prenez un sujet original, dont aucun professeur n’est spécialiste, « expert », alors ce sera la croix et la banière pour faire diriger votre travaille de recherche. Ne parlons donc même pas des allocations de recherches ! Sur ce point d’ailleurs, on remarque étrangement que la majorité des ayant droits aux allocations sont eux-aussi issus de nos grandes écoles. Mais alors que reste-t-il à nos étudiants des universités ? Sont-ils si médiocres que cela ? Ou est-ce nos universités qui le sont ? Ou bien encore est-ce un monopole des grandes écoles jusque dans les universités ? Mais passons, après tout cela ne concerne que le fonctionnement de nos établissement.
Revenons à l’essentiel, c’est-à-dire la recherche. Et là, l’on peut dire, malgré la soi-disante bonne place européenne de la France dans ce domaine (tient voilà encore la logique du « moindre-mal »), que nous avons une véritable tare ! Notemment en ce qui concerne la pluri-disciplinarité. Il est amusant de remarquer les guerres d’écoles, de chapelles, non seulement entre les différentes disciplines, mais aussi à l’intérieur de ces disciplines ! Voilà peut être une première explication pour la spécialisation outrancière que nous subissons aujourd’hui. Mais n’est-il pas aberrant d’enseigner les théories philosophiques concernant la description de la réalité sans initier les étudiants aux découvertes scientifiques les plus récentes ? Combien d’étudiant connaissent la relativité générale, la mécanique quantique, la théorie du chaos, etc… ? Bien sûr, on nous répondra que les impétrant philosophe n’ont pas les compétences pour aborder ces théories ! Mais n’est-ce pas là que des foutaises ?! Il ne s’agit pas de faire des étudiants en philosophie des théoriciens de la physique, mais bien de les initier aux découvertes fondamentales concernant les réalités physiques de notre monde ! À l’inverse ne connaît-on pas le même problème du côté des sciences « dures » ? N’a-t-on d’ailleurs pas vu croître de façon exponentielle les cours d’éthique pour les scientifiques ? Ce qui est une chose positive, mais pourquoi n’en est-il pas de même dans les sciences humaines ? Au risque de nous faire taxer de libéral, ou pire de fasciste réactionnaire, comme cela arrive fréquemment dans les AG d’étudiants nouvellement rebels, notons qu’aux Etats-Unis d’Amérique les mathématiques fractales sont enseignés dès l’école primaire. Notons également qu, dans cet ailleurs universitaire, la pluridisciplinarité touche à son paroxysme. Par exemple le cas du Massachusset Institue of Technologie où se croisent scientifiques, sociologues, ingénieurs, psychologue, philosophes, etc… Existe-t-il un seul centre de la recherche comme cela en France ? En tous les cas ce n’est certainement pas notre sacro saint CNRS. Une dernière chose, n’est-il pas aberrant qu’un étudiant ayant bac+3, 4, 5, ou 8 ne puisse pas choisir de revenir à une formation pratique tel que l’ébenisterie, la plomberie, la mécanique, etc ? Bien sûr que non, j’allais oublié que ces gens là sont sur qualifié pour ce genre de travaux réservé à la masse ignorante. Mais cessons toutes ces critiques que nos adversaires qualifierons de non-constructives car ne permettant aucune propositions.
Que proposons-nous ? Afin de clarifier notre position il nous faudra nous interoger sur plusieurs points. Tout d’abord qu’est-ce qu’un enseignant et qu’est-ce que l’on doit donc attendre de lui ? Puis qu’est-ce qu’un étudiant, pourquoi est-il là ? Enfin qu’est-ce qu’un chercheur, et comment cette qualité interfère avec les deux autres.
Enseignant, éducateur, formateur, passeur, maître, trnsmetteur.
Etudiant, impétrant, novice, chercheur, curieux.
Chercheur, Quêteur, promeneur, sceptique, interrogateur, savant.